Les Toulougiens n'ont fait qu'une bouchée de Boudy-Villeneuve (117-83). Comme prévu, l'USAT jouera bien en Nationale 2 la saison prochaine.
Seule la victoire est belle. Surtout que celle-là, la 18 e de la saison, ne restera certainement pas dans les annales toulougienne. Pas en ce qui concerne le jeu en tout cas. Pour la montée, par contre... En effet, difficile d'être concentré à 100 % lorsque l'essentiel du trajet est accompli. Et que l'adversaire n'est pas doté d'un style franchement académique. On se demande même ce que cette rencontre aurait pu donner si Boudy-Villeneuve était venu chercher son maintien au Naturopôle hier soir. Très vite, on sentait bien qu'il y avait au moins une classe d'écart entre les deux formations.
Malgré de nombreux parasites qui faisaient toussoter son moteur, la machine toulougienne parvenait néanmoins à conserver son rendement en attaque (15-4 puis 22-9). Mais rapidement, le basket musclé "made in Villeneuve sur Lot" avait son petit effet (22-17). Et il fallait toute la rage de Cazenobe pour conserver une avance confortable au bout de dix minutes (28-19). C'est alors que les artilleurs catalans sortirent de leur torpeur. Clock puis Alarcon faisaient enfler la marque. Et l'entraîneur visiteur pétait un plomb sur le bord de touche. L'antisportive qui lui était attribuée finissait d'anéantir les chances de victoire de son équipe qui accusait déjà un retard de vingt longueurs à la pause (56-36). Malgré un Gary en feu -12 points en l'espace de cinq minutes- au retour des vestiaires, l'USAT maintenait son impressionnant rythme de croisière. Même Jérôme Cazenobe se laissait aller au-delà des 6m25 (29 pts à lui tout seul). Cette fois, Toulouges la tenait cette montée (87-64). Le reste, c'est Calvin Afualo qui s'en chargeait. Le magicien multipliait les tours de passe-passe et affolait une défense impuissante. Laquelle explosait littéralement sous les coups de butoir en fin de partie (117-83). Et laissait place à une belle émotion côté Catalans . A l'instar de cette minute de silence poignante respectée avant la rencontre, à la mémoire de Nicole Bley, l'épouse du vice-président, la première supportrice du club, disparue trop tôt dernièrement.
L'independant - Mathieu Terrats - Photo Philippe Koffi