NATIONALE 3 MASCULINE. Au terme d'un match chaud bouillant, l'USAT a pris une sérieuse option pour l'accession (81-73). Il ne reste plus qu'à aller battre Coursan, la lanterne rouge, avant de recevoir Boudy pour un final en apothéose.
Rodez y a cru. Mais pour la troisième année consécutive, la bande d'Azzedine Labouize devr a probablement patienter avant de réaliser son rêve. Et jouer enfin e n N2. Les raisons principales de cet échec : un Naturopôle plein à craquer, branché sur 100 000 volts. Et une USAT bien trop forte. Qui s'est même payé le luxe de rater son entame de match dans une finale passionnante. Encaissant un 6-0 un brin inquiétant. Avant de rapidement remettre les pendules à l'heure grâce à Clock le bien nommé. Auteur d'un trois points miraculeux qui débridait définitivement une trotteuse toulougiennehésitante. 20-15 à la fin du premier quart, la quasi-totalité du chemin était faite. Mais les Catalans étaient décidés à allier manière au résultat. Et Cintract allait chercher bonheur bien au-delà des 6m25. "A la Chico". Un 11-0 partiel finissait d'enrhumer des Aveyronnais refroidis par le rythme de croisière "sang et or". Mais les coéquipiers de Da Silva parvenaient à relever la tête sous l'impulsion de leur meneur de jeu. Qui pénétrait sans cesse avant de servir des shooteurs libres de toute opposition (64-60).
Une formule simple mais terriblement efficace. Qui avait raison de la mécanique roussillonnaise plus tout à fait dans le bon tempo. A l'image de ce raté grossier de Riguidel dont la remise en jeu filait directement... en touche. Un capitaine qui affichait déjà 4 fautes à son compteur personnel, que Kleefstra n'hésitait pas à relancer dans une sorte de va-tout. En réalité, un vrai pari gagnant. Puisque le Parisien était de tous les bons coups dans le "money time". Suivi de près par Cintract. Les deux "anciens" de la maison toulougienne faisaient pencher la balance à grands coups de shoots longue distance. Et donnaient une avance suffisante aux Catalans pour ne pas trembler lorsque les arbitres infligeaient une technique à Julien Etes, à 10 secondes de la fin (80-73). Le premier lancer, raté par Da Silva, faisait chavirer le Naturopôle. Tout comme ce rebond récupéré en haute altitude par cap'tain courage. Et cet ultime lancer franc qui brisait tous les espoirs ruthénois en mille morceaux. Et qui rapprochait un peu plus l'USAT de la Nationale 2 (81-73).