Chris CLOCK
(publiée le : vendredi 12 mars 2010)
NATIONALE 3 MASCULINE.
Pour Chris Clock, Toulouges n'est pas à sa place en N3, l'ambition du joueur américan est claire : la montée dès cette année alors que s'avance le choc face à Rodez.
Pas du genre à se prendre la tête, Chris Clock. Cool et détendu, l'autre américain de l'USAT (avec son pote Calvin Afualo) prend la vie comme elle vient. Un exemple ? Clock n'a pas de téléphone, ni fixe, ni portable. "C'est un choix, je n'ai plus de téléphone depuis que j'ai 18 ans. ça ne sert à rien. Si mes potes veulent me voir, ils savent qu'ils peuvent passer. Avec ma copine qui vit toujours aux Etats-Unis, on parle sur internet. Pas besoin de téléphone." C'est donc à la sortie de l'entraînement qu'on le retrouve, un rendez-vous qu'il ne manque jamais. Parce que s'il y a une chose que Clock prend au sérieux, c'est le basket. "Par rapport à l'Allemagne où je jouais l'an dernier, c'est ce que j'aime à Toulouges, on s'entraîne tous les jours, c'est mieux. J'aime le basket. A la fin de mes études je savais que c'était cela que je voulais faire, ça et rien d'autre." Alors Clock s'investit et tente de transmettre sa passion. Il entraîne une équipe de jeunes, à Toulouges évidemment.
Rester à Toulouges "Les benjamins, c'est cool, ça me plaît, ils ont beaucoup d'enthousiasme." Le natif de San Francisco n'en oublie cependant pas ses priorités. "Je suis concentré sur la fin de saison de l'équi pe. Il nous reste trois matches et on doit tous les gagner. C'est simple. Il faut que le club monte en Nationale 2, c'est notre objectif et c'est là où le club doit être. Tout ici est magnifique, on a une salle super et puis ce club est une famille. Mais ça n'empêche pas qu'on sent la pression. Tout le monde nous pousse, les entraîneurs, dirigeants, la mairie. Nous voulons terminer premiers. Cette pression est nécessaire et elle est bonne." A l'aise dans ses baskets, le shooteur pense son équipe capable d'atteindre ses objectifs. "A domicile, nous nous sentons bien. Les autres équipes savent que le déplacement à Naturopôle s'annonce à chaque fois difficile. A l'extérieur, nous sommes performants depuis un moment, alors nous avons toutes nos chances. Nous la voulons cette Nationale 2 !" Clock est surmotivé et pour cause, il voit son avenir à Toulouges. "Ma copine est venue pendant les vacances et elle se sent aussi bien que moi ici. Quand elle me rejoindra en Europe, elle veut qu'on soit ici. Je veux rester à Toulouges et je veux jouer en Nationale 2 le plus vite possible." Une chose est sûre : Clock ne veut pas perdre de temps.
Laurent Moralès - L'independant - © Photo Thierry Grillet
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