N3. Débarqué cet été à Toulouges, le Franco-Américain Calvin Afualo avoue se sentir bien dans son nouveau club et rêve de N2 alors que l'USAT aura un déplacement piégeux à Monsegur.
Quand Calvin Afualo, joueur de basket américain, vous donne rendez-vous dans un célèbre fast food mondialement connu, on s'attend à rencontrer l'archétype du basketteur venu tout droit des "states" à la Kobe Bryant (star des Los Angeles Lakers), soliste sûr de lui, limite arrogant. Un premier regard et un sourire franc nous détrompent rapidement. Afualo, originaire de Californie, est certes ambitieux mais voit le basket comme un sport collectif, surtout depuis son arrivée à Toulouges. "J'aime être à Toulouges, c'est une très bonne équipe et je m'entends bien avec les autres joueurs et les entraîneurs sont super. Par rapport à l'an dernier à Saint-Laurent (dans la région d'Angers, pas Saint-Laurent de la Salanque ou de Cerdans), j'ai progressé. Là-bas, l'entraîneur disait aux gars de me donner le ballon pour que je shoote. Ici, tout le monde joue et il faut faire des passes, ça me plaît et ça me fait progresser. Je me sens bien dans cette équipe. On a du potentiel." Un potentiel qui ne doit pas être gâché selon Afualo.
"Avec Rhea, on adore" "Il y a plein de bons joueurs ici, Toulouges est un club qui doit se situer en Nationale 2 ou 1. Il nous reste cinq matches à gagner. On veut absolument monter en Nationale 2. L'équipe a du talent offensivement, mais on doit progresser sur certains points. Lesquels ? La défense ! On a trop de joueurs qui aiment attaquer et pas trop défendre. Et moi le premier ! (rires)" Si Afualo veut absolument voir Toulouges gravir un échelon, c'est qu'à 28 ans, il tient à se rapprocher le plus possible du haut-niveau . "Je ne serai pas toujours jeune ! Je veux voir jusqu'où je peux al ler, au plus haut niveau possible" , poursuit celui qui possède un passeport franco-américain (sa mère est française). Un départ de Toulouges à l'intersaison est donc envisageable ? "Je veux absolument monter en Nationale 2 avec Toulouges. Après je ne sais pas, j'ai envie d'aller le plus haut possible. Si on monte et qu'une équipe de Nationale 1 me contacte, j'y réfléchirai. L'USAT ressemble à un club pro par rapport à Saint-Laurent, c'est comme une famille. Ils m'ont trouvé une belle maison à Canet. Je me sens bien ici." Afualo avoue être tombé rapidement sous le charme de la région : "C'est très sympa ici. A Saint-Laurent c'était un peu triste, mais ici avec Rhea (sa femme), on adore. On est allé découvrir Collioure, très joli et le centre de Perpignan est très sympa. Et puis la vie est cool en France par rapport aux Etats-Unis, vous prenez le temps de vivre et il y a de l'entraide, la société est solidaire, davantage qu'aux USA." De quoi convaincre les Afualo de rester en France à la fin de la carrière de Calvin ? "Je ne sais pas, j'ai envie de travailler dans le basket après. De devenir entraîneur ou dénicheur de talents. A Toulouges ? Pourquoi pas", conclut-il dans un grand éclat de rire.
Laurent Morales