NATIONALE 3 MASCULINE. Les Catalans ont chuté à Frontignan hier soir dans le match de muerte (99-89). La montée s'éloigne...
L'inconvénient dans un coup à quitte ou double, c'est qu'on a autant de chances de le perdre que de le gagner. Hier soir les Toulougiens en ont fait l'amère expérience face à une équipe de Frontignan expérimentée, certes peu mobile, mais bigrement efficace. Sous l'impulsion d'un Narcisse Ewodo qui a réussi tout ce qu'il a entrepris de près comme de loin (30 points), à vous en décourager les défenseurs les plus tenaces. Tiens, en parlant de défense, celle de l'USAT n'a pas été à la fête hier sur le parquet de la salle Roger-Arnaud, elle qui devait son salut une mi-temps durantà une belle réussite offensive de la part de Clock and co qui s'offrait ainsi un chassé croisé haletant au planchot. Avant de s'effriter dans le troisième quart temps sous les coups de butoir d'Héraultais bien trop malins pour tomber dans le piège de la défense alternée roussillonnaise. Ewodo, lui, continuait tranquillement de survoler les débats suivi de près par Charly Dieng intenable dans le deuxième acte (25 points) tandis qu'en face Jérôme Cazenobe était le seul à tenir la cadence infernale des Frontignanais tous bien décidés à martyriser le tableau d'affichage.
Un 13-2 infligé par les locaux leur permettait enfin de prendre le large à la demi-heure de jeu (76-66), un écart que des Catalans, aussi révoltés que désordonnés, ne parvenaient jamais à combler. Moindre mal, Kleefstra et les siens préservaient le goal avérage sur leurs adversaires, mais dans l'Hérault, il ne faut pas se leurrer, l'USAT s'est un peu plus éloignée de la nationale 2.
Florent Sizet, intérieur de l'USAT : "C'est difficile de se lancer dans une analyse à chaud. C'est clair, on réalise une mauvaise entame dans le troisième quart temps. Mais derrière, il ne faut pas le nier, il y avait des joueurs forts en face à l'image de Dieng sur la fin et d'Ewodo pendant tout le match. Défensivement aussi, ils étaient en place. Forcément, ce mois sans compétition a pesé. Frontignan sortait d'un match difficile à Rodez. Ils étaient aussi animés d'un sentiment de revanche par rapport au match aller. Ils n'avaient pas non plus le droit à l'erreur".
RomainFaus, arrière de l'USAT : "Offensivement, on avait les armes pour combattre face aux Héraultais. Mais défensivement on ne s'est pas montré assez rigoureux. Quand on encaisse 99 points au basket, ça se paie cash ! Il va falloir qu'on remette les pendules à l'heure cette semaine. Pourtant, on a bien travaillé à l'entraînement ces derniers temps. C'est plus une question d'attitude. Maintenant, rien n'est perdu, on se battra jusqu'au bout. On va continuer à envisager la montée en N2".